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FIV classique

FIV classique

On entend souvent le terme de FIV ou Fécondation in Vitro en matière de Procréation Médicale Assistée mais sait on toujours exactement ce que recouvre ces termes ?

En 1978, Louise Brown nait en Grande Bretagne. C’est le premier "bébé-éprouvette", c'est à dire la première naissance par Fécondation in Vitro ou "FIV", un événement qui a révolutionné la Procréation Médicale Assistée.

Quatre ans plus tard, la France annonce à son tour sa première naissance par FIV, Amandine, une fécondation "in vitro" réalisée par le docteur René Frydman et le biologiste Jacques Testart.

L'idée est simple par elle-même mais la technique délicate à mettre au point. Il s'agit de réaliser hors du corps de la femme (donc "in vitro", c'est à dire dans le verre, ici plutôt un incubateur) ce qui d'habitude se réalise naturellement dans les trompes de la femme (donc "in vivo") : une fécondation qui aboutira à la création d'un embryon puis à la naissance d'un bébé.

Il s'agit donc de mettre en présence, dans un milieu de culture aussi proche de celui qui existe dans les trompes de la femme,  spermatozoïdes et ovocytes, afin d'obtenir une fécondation comme lors d'un rapport sexuel naturel.

Un traitement par FIV nécessite 3 étapes :

La récupération des gamètes males et femelles ovocytes et spermatozoïdes :

Afin de recueillir plusieurs ovocytes matures chez la femme, il est procédé  à une stimulation multifollicillaire, c'est à dire une injection d'hormones visant à augmenter la production d'ovules. On met au repos l'activité ovarienne puis on remplace le cycle naturel (qui ne produit qu'un seul ovocyte mature) par un cycle artificiel qui permet la maturation de 10 à 20 ovocytes par injection quotidienne d'hormones. Cette stimulation est étroitement surveillée par échographie et dosages sanguins à la fois pour contrôler la croissance des follicules et éviter les hyperstimulations dangereuses pour la santé. Cette stimulation peut avoir des effets secondaires tels que : prises de poids, pesanteurs pelviennes, troubles de la circulation, troubles de l'humeur.

Lorsque les follicules semblent suffisamment matures, l'ovulation est déclenchée  par une injection de gonadotrophines chorioniques. 36 heures après cette injection, les follicules sont ponctionnés sous anesthésie  locale ou générale. Dans le liquide folliculaire ponctionné se trouve les ovocytes qui seront utilisés pour la fécondation.

Le jour du prélèvement des ovocytes, le sperme est recueilli par masturbation en laboratoire ( mais il est possible d'utiliser également du sperme congelé par exemple en cas de don de sperme ) après 3 jours d'abstinence , puis "nettoyé" pour éliminer le liquide séminal et "préparé" par la réalisation d'une sélection des spermatozoïdes les plus fécondants. Dans certains cas, le sperme peut être prélevé directement dans les testicules par ponction ou biopsie.

La fécondation :

Les ovocytes recueillis sont ensuite placés individuellement dans des récipients contenant un milieu de culture favorable à la fécondation et mis en contact avec une sélection (entre 10000 et 100000 quand même !) "des meilleurs" spermatozoïdes (surtout les plus mobiles). Ces récipients sont ensuite mis dans un incubateur à 37 degrés. Dés le lendemain il est possible de voir le nombre d'ovocytes fécondés et le surlendemain le nombre  d'embryons.

Dans certains cas, il est nécessaire pour obtenir un meilleur résultat d'utiliser des techniques sophistiquées tel PICSI OU ICSI pour améliorer la fécondation (lien vers la page concernée)

Le transfert des embryons :

Entre 3 et 5 jours après la fécondation, les embryons sont transférés dans la cavité utérine de la femme à l'aide d'un fin cathéter. S'ils sont transférés à moins de 5 jours, on parle de blastomère et après 5 jours de blastocyste (composé de 70 à 100 cellules). Cette implantation à J+5 permet, le cas échéant de pratiquer un diagnostic préimplantatoire sur les embryons pour déceler d'éventuelles maladies génétiques. L'implantation est totalement indolore. La tendance est à l'implantation d'un ou deux embryons seulement afin d'éviter les grossesses multiples et leurs complications. Bien sûr, c'est l'équipe médicale qui choisit avec le couple mais le choix est principalement dicté par l'âge de la femme, le nombre de tentatives de PMA déjà effectuées et de certaines données cliniques.

Les embryons surnuméraires sont vitrifiés pour une ou des tentatives ultérieures.

Un test de grossesse est pratiqué 15 jours après l'implantation.

Dans quels cas sont pratiqués les FIV ?

Les FIV sont pratiquées dans de nombreux cas d'infertilité et souvent après l'échec de tentative d'insémination.
Parmi les motifs de recours à la FIV on peut citer  l'endométriose, des altérations des trompes, des séquelles d'interventions chirurgicales, les cas de syndrome du Distilbène, certaines infertilités masculines ou d'origine inconnue, des anomalies de la glaire cervicale, etc.

Les causes d'échecs :

Toutes les tentatives de FIV ne sont pas couronnées de succès. Les causes d'échecs sont nombreuses : réponse ovarienne insuffisante ou excessive à la stimulation, non respect  ou respect imprécis du protocole par la patiente, absence d'ovocytes lors de la ponction, mauvaise qualité des ovocytes, arrêt de la division cellulaire, mauvaise qualité du sperme, mauvaise ou non implantation de l'embryon dans l'utérus .

Les taux de réussite d'une FIV :

Plus de 60000 ponctions d'ovocytes sont effectuées chaque année en France. Les taux de réussite moyen sont les suivants :

22 % en moyenne avant 38 ans

12 % à 38 ans

9% à 40 ans

6% à 42 ans

De plus, une grossesse sur quatre aboutit à une fausse couche.

Cette décroissance rapide avec l'âge et ces taux faibles de succès explique que de nombreux couples se tournent vers le don d'ovocytes dont les taux de succès vont de 30 % en France à 75 % dans certains pays étrangers. (lien vers les pages dons d'ovocytes)

De même, au delà de 4 tentatives de FIV infructueuses  avant 40 ans, il est raisonnable de se tourner vers le don d'ovocytes ou d'embryons. Au - delà de 40 ans, les statistiques montrent que le don est quasiment la seule chance d'aboutir à une grossesse rapidement.

Le taux de naissance multiple se situe entre 17 et 25 % des grossesses.

Le délai entre deux tentatives est en général de 6 mois mais il peut être raccourci ou allongé en fonction de l'âge de la patiente.