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Messages - Frédérique

Pages: [1]
1
Clinique Sanus / Re : Mon expérience à la clinique SANUS
« le: 09 mai 2016 à 09:42:37 »
Bonjour Caramelle,
Je reviens faire un petit tour sur le site des cigognes et j'ai suivi ton histoire. Repose-toi bien et garde espoir pour une nouvelle Fiv-Do cet été. Je sais, plus facile à dire qu'à faire. Mais nous sommes plusieurs à te soutenir et à t'envoyer nos ondes positives via internet.
Bon courage à toi et aux cigognes en partance pour une Fiv-Do !
Bises

2
Clinique Sanus / Re : Mon expérience à la clinique SANUS
« le: 20 février 2016 à 18:22:10 »
Bonsoir Caramelle,

Je compatis et je te souhaite tout le courage nécessaire pour surmonter cette nouvelle épreuve. Nous sommes beaucoup de cigognes à penser à toi.

Il faut continuer !

3
Clinique Sanus / Re : Mon expérience à la clinique SANUS
« le: 18 février 2016 à 21:32:13 »
Bonsoir Caramelle,

Merci pour ton petit mot de félicitations.
Oui, tu as raison, nous avons eu de la chance, et pour le moment, la grossesse évolue normalement, je vais commencer le second trimestre.
Comme j'ai passé des heures sur le site des Cigognes, j'ai suivi ton parcours et je te souhaite du fond du coeur que ton projet bébé aboutisse. Il faut vraiment garder espoir. Quand tu le souhaiteras, n'hésite pas à donner des nouvelles de ton TEC. 
Je t'envoie, ainsi qu'à toutes les cigognes, plein d'ondes positives !

4
Clinique Sanus / Re : Mon expérience à la clinique SANUS
« le: 14 février 2016 à 21:16:37 »
Bonjour,

Moi aussi, je suis très contente de la clinique Sanus de Hradec Kralové et je me permets de poster mon retour d'expérience.
Mon conjoint et moi-même avons séjourné à Hradec pour notre première FIV DO du 25 nov au 2 dec 2015 et à 44 ans, je suis enceinte de 12 semaines.

Le site des Cigognes : je remercie d'abord infiniment les administrateurs de ce site : grâce à eux, cette plateforme d'échanges, de conseils et de soutien nous permet de surmonter les coups de blues (en parcours PMA, il y a en a quelques-uns...), les doutes et les angoisses. Il faut toujours aller de l'avant et rebondir.

Quelques mots de présentation : actuellement, je suis enceinte de 12 semaines et la dernière échographie nous a montré un foetus en pleine forme. Après avoir perdu du temps avec une gynécologue me disant que j'étais trop âgée (à l'époque : 42 ans et ½) et que le spermogramme de mon conjoint était mauvais (alors qu'elle ne savait pas lire la nomenclature du laboratoire d'analyse), après avoir été rejetés d'une clinique privée parisienne (vu mon taux d'AMH bas de 0,9, j'allais probablement faire baisser leurs statistiques), après avoir connu des moments de désespoir, nous avons été acceptés en parcours PMA à l'hôpital Pierre Rouquès Les Bluets à Paris. Là, les gynécologues, après la série d'examens et d'analyses en tous genre, ne constatent rien d'autre que cette insuffisance ovarienne et nous orientent très rapidement et très diplomatiquement vers le don d'ovocyte à l'étranger. Même si nous avons mis quelques temps à accepter cette idée, je les remercie de m'avoir orienté vers cette solution plutôt que de tenter une FIV classique qui avait très peu de chance de réussir.

Pourquoi le choix de Sanus Hradec Kralové ?

Même si les médecins français nous orientaient vers l'Espagne, nous avons choisi la République tchèque : notre histoire de couple ayant commencé avec Prague, tout était dit. En plus, nous n'avons jamais mis les pieds en Espagne alors que nous avons eu l'occasion de séjourner avec plaisir dans plusieurs pays d'Europe centrale.

Une fois le pays choisi, il fallait se décider pour une clinique : comme nous étions inscrits aux Cigognes, nous avons lu les commentaires concernant les retours d'expérience sur les différentes cliniques. Puisque au final, c'est une question de feeling, j'ai choisi en fonction de critères qui me sont les plus personnels, à savoir la géographie et l'histoire. J'avais besoin de créer une filiation symbolique pour surmonter le deuil de mes ovocytes. Donc Hradec Kralové, par sa situation géographique et son histoire, me semblait la « bonne » destination.

Avant d'aller à Sanus Kralové
Nous avons envoyé notre dossier (formulaire et résultats d'analyses) fin septembre 2015. En moins d'une semaine, tout était réglé avec Petra puis Radka : acceptation du dossier, choix de la donneuse, programmation du séjour pour fin novembre 2015, explication du protocole médicamenteux à suivre (provames et utrogestan). Franchement nous ne pensions pas que cela irait si vite : les échanges ont été très clairs, très rapides, très rigoureux et dans un excellent français.

Nous voyageons plutôt en routards d'habitude mais là, nous avons pris la formule sans stress : le forfait tout compris à l'hôtel Pod Vezi. Nous n'avons pas pris l'option embryo-glue car je n'ai pas de problème d'endomètre ; nous n'avons pas pris la primo-vision non plus. En revanche, nous avons choisi l'option PICSI qui permet de sélectionner les « meilleurs » spermatozoïdes. Nous en avions discuté avant avec la gynécologue des Bluets pour avoir un avis.

Nous avons acheté nos billets d'avion en avance en nous fiant à ce que Radka et Petra nous avaient conseillé : la donneuse était calée sur mon cycle donc normalement, pas de soucis, le timing devait être bon, ce qui s'est révélé exact.

Et avant de partir, j'ai imprimé le post de Caramelle du 7 nov 2015 qui indique pas à pas comment ça va se passer. Franchement, il est excellent, très précis et aide à faire baisser le stress inévitable. Merci à elle ! J'ajouterai simplement deux ou trois compléments. Lors du premier rdv avec le Dr Stepan (en général le jour d'arrivée, le mercredi), la configuration du cabinet fait que l'échographie endo-vaginale s'opère plus discrètement : seul chéri peut voir quelque chose et encore pas sûr car il y a l'écran de visualisation et l'écho ne dure que quelques minutes, le temps de vérifier l'épaisseur de l'endomètre. La cabine de déshabillage se trouve juste à côté de l'écho et nous n'avons pas à nous promener les fesses à l'air devant tout le monde. En outre, à l'hôtel, dans notre chambre donnant sur la superbe place centrale, le Wifi fonctionnait très bien. Quand nous sommes partis, l'hôtel était en train de poser de nouvelles fenêtres. Pour info, les rdv pour le recueil de sperme et pour le transfert d'embryon sont vraiment tôt, vers 7 h du matin environ. Les taxis qui nous emmènent à la clinique, nous ramènent  à l'hôtel et nous conduisent à l'aéroport sont très ponctuels et nous repèrent très vite. Entre le rdv du jeudi matin et le matin du transfert le mardi, nous sommes libres : après en avoir informé Radka, nous avons passé le week end à Prague.

Pendant le séjour à Hradec Kralové
S'il y a une seule chose à retenir, c'est le fait que c'est totalement serein : tout est pris en charge, nous sommes chouchoutés, vous pouvez avoir confiance. Les médecins, Ratka, l'équipe de l'hôtel fonctionnent en totale synergie, ils connaissent leur affaire et si un problème se pose, il y a la manière tchèque de le résoudre, à savoir avec beaucoup plus de pragmatisme que les Français...

A l'aéroport, notre avion avait du retard, mais le taxi nous attendait toujours avec sa petite pancarte « Sanus ». Arrivés à l'hôtel, nous recevons une chambre spacieuse très bien équipée. Le restaurant de l'hôtel est très bon, pour un excellent rapport qualité-prix. Il y a également au dernier étage une salle de fitness, un bain à remous, un sauna. Nous nous sommes retrouvés avec deux autres couples de Français et à force de se suivre pour les rdv, puis le lendemain matin pour le recueil de sperme et la prise de sang de Monsieur, et de se croiser au petit-déjeuner, nous avons rapidement brisé la glace. Ne pas hésiter à faire le premier pas, ça fait du bien d'échanger. Nous avons d'ailleurs dîné tous ensemble le soir du transfert d'embryon avant de reprendre l'avion pour la France le lendemain. Preuve de l'hospitalité à l'hôtel Pod Vezi : le jour du départ, notre taxi venait nous chercher à 16h, et la patronne nous a permis de rester dans la chambre tout l'après-midi (alors que l'heure habituelle des départs est 10h) pour que je puisse me reposer avant le voyage de retour.

Notre interlocutrice francophone, Radka, qui travaille aussi pour la clinique Sanus de Pardubice, est très sympathique et d'excellent conseil. Alors que les couples défilent toutes les semaines à la clinique, que le protocole est toujours à peu près le même, Radka garde une fraîcheur et une bonhommie très apaisante et ce dans une approche très humaine.

De même, le rendez-vous avec le Dr Stepan se passe très sereinement : vérification médicale, choix du nombre d'embryon. Sur ce point, je détaille un peu puisque des cigognes avaient posé la question : personnellement à 44 ans, mon conjoint et moi-même ne voulions qu'un enfant à la fois. Nous trouvions trop risqué d'avoir des jumeaux. Il faut savoir que la FIV DO a nettement plus de chance de donner une grossesse qu'une FIV classique faite en France avec des ovocytes de mauvaise qualité. En FIV classique, on transfère tout ce qu'on peut ; là, en FIV DO, l'ovocyte est de très bonne qualité.

L'embryologiste, que nous avons vue le jour du transfert, était très souriante en nous expliquant l'évolution de nos embryons. A ce propos également, je détaille un peu : au départ, nous avions 14 ovocytes fécondés, puis jour après jour, certains arrêtent d'évoluer correctement, ce qui est normal. Ratka nous a tenu informés tous les jours. Au final, à J5, nous avons transféré un embryon « top quality » selon Dr Stepan et congelé un embryon de qualité A-B.

Le jour du transfert
Très matinal (7h10 je crois), le rdv à la clinique ne nous a pas permis de passer avant au restaurant pour le petit-déjeuner : donc nous avions acheté au centre commercial de quoi nous sustenter même si le stress augmentant, l'appétit n'est pas forcément très grand. Pas besoin de boire exprès pour le transfert.
Ratka nous a conduit dans une grande chambre : j'ai enfilé une blouse, l'embryologiste est venue nous présenter le tableau de l'évolution de nos embryons, puis j'ai été transportée dans mon lit par deux personnes ; le conjoint n'est pas autorisé à accompagner sa femme dans la salle de transfert. Il faut compter 10 minutes entre le départ et le retour à la chambre. Le transfert en lui-même est indolore. Quelques rudiments d'anglais suffisent pour s'installer sur la table, mettre les jambes dans les étriers. On se retrouve les fesses à l'air quelques instants, le temps que l'embryologiste apporte le précieux embryon.
Je me permets de relater ici un micro-évènement pour éviter aux autres cigognes de stresser pour rien, si jamais elles se retrouvent dans ma situation. Après avoir installé le speculum, le Dr Stepan fait un premier essai pour tester le passage. Et là, ça coince : le Dr Stepan me dit que l'angle n'est pas bon, mais que ce n'est pas grave. Il s'adresse alors à ses collègues en tchèque (langue que je ne connais pas) et je ne comprends qu'un seul mot : « forceps » ! Là, je flippe, car pour moi, forceps signifie que ça va faire très mal. Je ferme les yeux, morte de peur, et je respire comme au yoga pour essayer de me calmer. Rassurez-vous, je n'ai absolument rien senti et tout s'est très bien et très rapidement passé. Donc si une cigogne entend ce mot de « forceps », ça ne signifie rien de douloureux.
Remontée dans la chambre, je retrouve mon conjoint en grande conversation avec Radka, la carte du menu à la main. Sur les conseils de Radka, nous commandons des sandwichs tchèques (sorte de toast ou de tartines, très bons) et un chocolat chaud. Puis il faut rester sans bouger 1h à 1h30 et l'infirmière vient faire la piqûre de Fraxiparine ; les jours suivants, c'est mon conjoint qui a fait les piqûres : ne pas hésiter à enfoncer fort, perpendiculairement au ventre. Cela peut être impressionnant pour celui qui fait les piqûres...

Quelques remarques en vrac pour conclure

Idées d'activités à faire lors du séjour : visiter la vieille ville de Hradec, se promener également dans les quartiers plus récents, passer un jour ou plus à Prague (la gare routière, située à 200 m de la gare ferroviaire assez peu fréquentée, est très moderne et les départs pour Prague nous ont semblé plus fréquents), boire des smothies multi-vitaminés au centre commercial, visiter le musée (tout est écrit en tchèque mais superbe exposition sur les navires, superbes maquettes de l'évolution de la ville).

Fin novembre/début décembre, il faisait entre O et 1°C, quelques flocons de neige sont tombés et un seul jour de pluie. Prévoir des vêtements chauds pour Madame qui ne doit pas tomber malade pour le transfert. Pour info, en République tchèque, comme dans les autres pays d'Europe centrale, les intérieurs (de taxis, de chambres d'hôtel) paraissent surchauffés pour des Français...

Avoir conscience que la politesse tchèque implique une certaine retenue et une certaine discrétion dans les conversations et le comportement en général. A part dans les bars le soir, le volume sonore des échanges n'est pas élevé et les habitants ne sont pas aussi extravertis que les Français peuvent parfois l'être.

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